Windows 11 : Comment Copilot transforme l’Explorateur de fichiers en agent IA

par Yohann Poiron le 24/02/2026

Pendant des années, la recherche Windows a été ce petit rectangle pratique… et frustrant : efficace pour retrouver un nom de fichier, beaucoup moins pour répondre à une question formulée « comme un humain ».

La bascule que Microsoft est en train d’orchestrer est plus radicale qu’elle n’en a l’air : Copilot s’invite directement dans la barre des tâches et dans l’Explorateur de fichiers, avec une logique de « recherche sémantique » et des actions assistées par IA.

Eh oui, l’idée ressemble à ce que tu décris : moins de fouilles, plus d’intention.

La barre des tâches devient une interface d’IA, pas juste un champ de recherche

Microsoft intègre Copilot dans le champ de recherche de la barre des tâches, en le rapprochant d’un chat capable de comprendre des requêtes naturelles (plutôt que des mots-clés). Windows Central décrivait déjà ce virage en 2025 : la barre de recherche devient un point d’entrée « Copilot-first », dans la continuité de l’IA partout dans l’OS.

Le raccourci vocal existe aussi côté Microsoft : maintenir la touche Copilot (sur les claviers compatibles) ou Windows + C pour lancer Copilot Voice.

taskbar 2

Les agents via « @ » : une logique d’OS « agentique »

Là où ça devient vraiment nouveau, c’est l’arrivée d’une mécanique d’agents appelables avec @ dans la recherche de la barre des tâches, avec un suivi d’état (progression, badge, validation). C’est décrit dans plusieurs previews et retours : l’agent travaille « à côté » pendant que tu fais autre chose, puis revient avec un résumé/un rapport.

À noter : une partie de ce scénario (agents tiers, comportements exacts, « mission control ») dépend des versions Insider/déploiements progressifs et peut évoluer.

L’Explorateur de fichiers : Copilot sans ouvrir le document

Deux mouvements se superposent :

  1. Unifier local + cloud : l’affichage plus intégré de OneDrive/SharePoint dans l’expérience fichiers s’inscrit dans la trajectoire Microsoft 365 (même si cela dépend, là encore, de l’édition de Windows, du compte et de la configuration).
  2. Interroger un fichier sans l’ouvrir : Microsoft documente explicitement des scénarios où l’on peut « Ask a question » sur des fichiers OneDrive/SharePoint directement depuis le contexte (sélection, menu) et obtenir une réponse dans un panneau Copilot.

file

Autrement dit, l’Explorateur ne sert plus seulement à naviguer, mais à interroger. C’est un changement culturel : le fichier devient une « source » accessible par langage naturel, pas un objet qu’on ouvre pour chercher à l’intérieur.

Ce que ça change au quotidien : la recherche devient contextuelle, pas documentaire

Le bénéfice est évident pour une grande partie des usages « travail » :

  • Retrouver une info (un chiffre, une phrase, un passage) sans rouvrir un PDF/Word.
  • Recontextualiser (« le doc que Robin a partagé ») en s’appuyant sur e-mails, réunions, fichiers récents — à condition d’être dans l’écosystème Microsoft 365 et d’avoir les permissions.
  • Réduire la friction : moins d’onglets, moins d’exploration de dossiers, plus de « question → réponse ».

Sur Copilot+ PC, Microsoft pousse aussi des fonctionnalités locales (« on-device ») qui s’appuient sur le NPU, comme Fluid Dictation, documentée comme une expérience de dictée améliorée utilisant des modèles sur l’appareil.

L’angle mort : confidentialité et gouvernance des données

C’est le point qui décidera de l’adoption en entreprise. Comprendre d’où vient la réponse (et si elle cite des sources) devient crucial pour éviter les « hallucinations » ou les mauvaises interprétations. Gérer la surface de données (local, OneDrive, SharePoint, e-mails, calendrier) implique des politiques M365 solides : permissions, classification, DLP, audit. Et enfin, éviter l’effet « super recherche » qui révèle trop d’information aux mauvaises personnes : l’IA n’invente pas des accès… mais elle peut rendre des contenus beaucoup plus faciles à extraire.

Microsoft pousse Windows 11 vers une idée simple : la barre des tâches comme interface de commande, et l’Explorateur comme couche de compréhension, pas seulement de rangement. Si le déploiement tient ses promesses (et reste lisible côté sources + permissions), Windows se rapproche d’un « OS agentique » où l’on cherche moins… parce que le système comprend mieux ce qu’on veut.

Si tu veux, je peux te le reformuler en format « papier » (style article premium) ou en version courte type post LinkedIn, avec un encadré « ce qui arrive sur Copilot+ PC vs PC standard ».