Jusqu’ici, l’outil Opal de Google ressemblait surtout à une promesse de « vibe coding » accessible : décrire une mini-app en langage naturel, ajuster un workflow, publier. Avec la nouvelle mise à jour annoncée mardi, Google fait évoluer Opal vers quelque chose de plus ambitieux : des mini-apps capables de planifier et d’exécuter des tâches de manière semi-autonome, comme un agent.
Un agent pour orchestrer des workflows, pas juste les dessiner
D’après Google, Opal accueille un nouvel agent qui permet de créer des mini-apps déclenchées par prompt et capables d’enchaîner des étapes seules : il « planifie la prochaine étape » et choisit les outils nécessaires. Le moteur indiqué est Gemini 3 Flash, un modèle pensé pour la vitesse et l’efficacité.
L’exemple le plus parlant : l’agent peut utiliser Google Sheets comme « mémoire » entre sessions (une liste de courses, un suivi de commandes, un backlog léger). C’est typiquement le détail qui transforme une démo en outil : un workflow qui se rappelle ce qu’il fait.
Google insiste sur un point clé : ces agents sont interactifs. Quand une info manque, ils peuvent demander une précision, proposer des choix, puis reprendre le flux. C’est une philosophie proche des assistants « agentiques » modernes : réduire la friction, éviter le mur du « prompt parfait », et faire de la clarification une étape normale du workflow.
Opal s’installe dans l’écosystème Gemini
Opal a commencé comme un outil Labs lancé aux États-Unis, avant d’élargir son accès. Mais surtout, Google l’a déjà intégré au web Gemini via le gestionnaire de « Gems », pour créer des mini-apps réutilisables avec un éditeur visuel. Cette nouvelle couche « agent » ressemble donc à une consolidation : Opal n’est plus juste un générateur d’apps, c’est un fabriqueur de micro-process.
Le marché est en pleine explosion : Lovable, Replit et une constellation de nouveaux acteurs vendent déjà l’idée « décris, et ça se construit ». La différence, c’est que Google peut connecter nativement ces mini-apps à un écosystème (Sheets, Docs, Drive, etc.) et pousser une continuité « agent + outils + stockage » sans sortir du produit.
Le pari est clair : déplacer la création d’apps vers la création de workflows. Et, au passage, rendre les agents acceptables pour des non-techs en les cadrant dans une interface Opal (étapes visibles, éditables), plutôt qu’un agent opaque qui « agit dans le vide ».
